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by ariel esteban cayer


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Paranormal Activity 4 (Ariel Schulman & Henry Joost, 2012)

“…En effet, si la déconstruction du noyau familial par l’entremise de multiples technologies et gadgets que nous laissons envahir notre quotidien demeure le thème récurrent de la série, Paranormal Activity et ses suites offrent une réflexion soutenue sur le potentiel ludique, révélateur et effrayant du cadre et du cinéma lui-même. Même si le récit n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait (il faudra revenir, bien sûr, l’année prochaine), la série demeure une habile déconstruction d’un cinéma d’horreur moderne qui, depuis quelques temps, se permet de trop en montrer. Par le flou et la fixité imposée des angles de surveillance et de caméras dissimulées, ces films nous effraient en suggérant habilement, en dissimulant et en invitant son public à scruter l’image. Un exercice audacieux et honnête auquel il faut vouloir se prêter, ne laissant aucune place au cynisme accablant, et dont les résultats s’avèrent surprenants d’efficacité. On se souviendra, par exemple, du lent et agonisant panoramique de ventilateur dans le troisième volet.Si Joost et Schulman ne se réinventent pas totalement, de nouvelles expérimentations visuelles viennent rehausser ce quatrième film. Faisant suite à la caméra à l’épaule, aux caméras de surveillance et au format VHS, l’enregistrement de conversations via Skype est ajouté à l’arsenal de dispositifs filmiques qu’accumule la série. Joe Swanberg en traitait déjà dans son excellent segment de V/H/S (2012), The Strange Thing That Happened to Emily When She Was Younger, mais ici, l’ordinateur portable devient doublement mobile : en plus d’être déplaçable, Joost et Schulman exploitent les possibilités de mouvement vertical (dépendamment de l’angle d’ouverture de l’écran) à l’occasion d’une scène astucieusement chorégraphié mettant en images l’épée de Damoclès. De plus, l’écran d’ordinateur cadre inévitablement en plans extrêmement rapprochés; les visages obstruant toute menace potentielle et devenant outil de suspense. Et dans un désir d’innover sur le plan visuel malgré une formule rigide les campant dans une maison de banlieue (plus ou moins identique à toute celles l’ayant précédée), Joost et Schulman dotent ce nouveau (jeu) long métrage d’une seconde dimension visuelle grâce au Kinect de la console de jeu Xbox 360. En utilisant la pluie de points de références mis à nus par l’infrarouge, ils nous révèlent la présence du super-naturel et du fantomatique. Placement de produit indéniablement habile, c’est aussi un effet d’une rare beauté dans un film construit de la laideur du « réel », du refus de l’illusion cinématographique.” [via Panorama-cinéma]

Paranormal Activity 4 (Ariel Schulman & Henry Joost, 2012)

“…En effet, si la déconstruction du noyau familial par l’entremise de multiples technologies et gadgets que nous laissons envahir notre quotidien demeure le thème récurrent de la série, Paranormal Activity et ses suites offrent une réflexion soutenue sur le potentiel ludique, révélateur et effrayant du cadre et du cinéma lui-même. Même si le récit n’avance pas aussi vite qu’on le voudrait (il faudra revenir, bien sûr, l’année prochaine), la série demeure une habile déconstruction d’un cinéma d’horreur moderne qui, depuis quelques temps, se permet de trop en montrer. Par le flou et la fixité imposée des angles de surveillance et de caméras dissimulées, ces films nous effraient en suggérant habilement, en dissimulant et en invitant son public à scruter l’image. Un exercice audacieux et honnête auquel il faut vouloir se prêter, ne laissant aucune place au cynisme accablant, et dont les résultats s’avèrent surprenants d’efficacité. On se souviendra, par exemple, du lent et agonisant panoramique de ventilateur dans le troisième volet.

Si Joost et Schulman ne se réinventent pas totalement, de nouvelles expérimentations visuelles viennent rehausser ce quatrième film. Faisant suite à la caméra à l’épaule, aux caméras de surveillance et au format VHS, l’enregistrement de conversations via Skype est ajouté à l’arsenal de dispositifs filmiques qu’accumule la série. Joe Swanberg en traitait déjà dans son excellent segment de V/H/S (2012), The Strange Thing That Happened to Emily When She Was Younger, mais ici, l’ordinateur portable devient doublement mobile : en plus d’être déplaçable, Joost et Schulman exploitent les possibilités de mouvement vertical (dépendamment de l’angle d’ouverture de l’écran) à l’occasion d’une scène astucieusement chorégraphié mettant en images l’épée de Damoclès. De plus, l’écran d’ordinateur cadre inévitablement en plans extrêmement rapprochés; les visages obstruant toute menace potentielle et devenant outil de suspense. Et dans un désir d’innover sur le plan visuel malgré une formule rigide les campant dans une maison de banlieue (plus ou moins identique à toute celles l’ayant précédée), Joost et Schulman dotent ce nouveau (jeu) long métrage d’une seconde dimension visuelle grâce au Kinect de la console de jeu Xbox 360. En utilisant la pluie de points de références mis à nus par l’infrarouge, ils nous révèlent la présence du super-naturel et du fantomatique. Placement de produit indéniablement habile, c’est aussi un effet d’une rare beauté dans un film construit de la laideur du « réel », du refus de l’illusion cinématographique.” [via Panorama-cinéma]

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