Frankenweenie (Tim Burton, 2012)
After almost a decade of mostly mediocre films, Tim Burton’s Frankenweenie is not only a stunning expansion of his 1984 short film (that got him fired from Disney, ironically enough), but also a great return to form in the shape of an incredibly heartfelt and hyper-referential homage to everything that shaped and continues to shape the filmmaker to this day. If you happen to read French, you can read an excerpt of a longer review I wrote for Panorama-cinéma below.
“Son film le plus personnel depuis Ed Wood et le plus touchant depuis Big Fish, Frankenweenie est d’une part l’expansion méticuleuse d’un excellent court-métrage de 1984 (mettant en vedette Shelley Duvall et une jeune Sofia Coppola!) et d’autre part, un véritable musée d’influences et de références culminant en un incroyable conte d’horreur pour enfants, mais surtout pour adultes versés dans le domaine de l’épouvante classique de l’âge d’or d’Hollywood. Passé la prémisse simpliste (et prévisible pour quiconque étant familier avec le court-métrage original et la littérature sur laquelle le tout est basé), Burton et son scénariste – et fréquent collaborateur – John August transcendent l’hommage apparent au Frankenstein de Shelley (mais surtout à celui de James Whale) et laissent leur récit prendre des proportions inattendues, allant jusqu’à extrapoler les propriétés du tonnerre réanimateur pour nous offrir une ribambelle complète de créatures; tel un Monster Squad nouveau genre où les plus belles créations du studio Universal sont évoquées dans toute leur splendeur, remplissant l’histoire, l’étoffant jusqu’à en guider la progression narrative. Cette approche référentielle, d’emblée problématique (pensons, bien sûr, à Tarantino) est ici nullement forcée, mais plutôt cumulative et d’une efficacité surprenante : clins d’œil variés à l’œuvre de Burton comme à l’œuvre ayant formée Burton rejoignent toujours le récit de manière intelligente et suffisamment subtile; le « New Holland » de ce film serait l’Hollywood rêvé d’Ed Wood tout en étant la banlieue pastel et cauchemardesque de l’Edward aux mains d’argents. L’exercice de la référence devient donc élémentaire et, de ce fait, précisément ludique.” [via]
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